11.5.06

Le plagiat 2.0 : plus facile que jamais !

A quelques jours de la remise des mémoires de licence, l'ombre des risques de plagiat plâne à nouveau dans les esprits.

Depuis l'an dernier, la section avait eu recours à un outil (que je ne citerai pas pour des raisons évidentes) qui permettait de vérifier le pourcentage de similitudes entre les textes des mémoires et d'autres sources en ligne.

Le principe est simple: On upload le fichier pdf du mémoire sur le serveur de la société en question. On lance alors une analyse (ou plusieurs si nécessaire. Le système échantillonne les phrases (1/40) et les lance dans plusieurs moteurs de recherche. On obtient ainsi un pourcentage (et un code couleur de vert à rouge); Un coup d'oeil dans le texte et sur les sources en ligne permet en quelques minutes d'évaluer la volonté averrée (ou non) de plagiat et (en général) de "disculper" l'auteur du mémoire. En effet, un texte de loi, cité tel quel a de forte chance d'êre retrouvé en ligne, ainsi que des citations qui ont fait l'objet d'une référence en bonne et dûe forme.

Pour avoir pris ce travail en charge l'an dernier, je sais d'expérience que la fiabilité du système est tout à fait satisfaisante. Ceux qui n'ont pas triché ne risquent rien, mais les fraudeurs passent rarement entre les mailles du filet. Cette démarche a été largement relayée à l'ULB, mais aussi dans les médias. Notre président a dailleurs été interviewé à ce propos. Pour reprendre son idée: on ne prend personne en traître, les étudiants sont prévenus. Il compte ainsi sur l'effet dissuasif de l'annonce, un peu comme pour les radars automatiques.

Pourquoi parler de cela aujourd'hui? Car le site Journalisme.co.uk publie une note intéressante sur le risque de plagiat accru à l'heure des "story copying softwares":
"What's changing is what is happening to journalists as their content moves online. No longer is their content at risk just from other news sources - they are at risk from amateur bloggers and, possibly worst of all, spammers.
La prudence est donc de mise plus encore pour ceux qui, comme moi, usent des outils d'agrégation de contenu. On peut très vite, par mégarde outrepasser ses droits lorsqu'on surfe sur la vague 2.0.
Le note termine par une suggestion pour se protéger:
Mr Bailey advises journalists to create Google Alerts for key phrases in their stories and to request removal of their copied work from web hosts and search services if wayward publishers refuse to remove the material themselves.
A quoi j'ajouterais qu'il peut être utile de placer une licence creative commons, pour ceux qui n'en font pas leur métier. Pour sic-it, j'ai choisi cette licence:

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

Jer'm

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